Je suis organisatrice industrielle à l’usine de Cataroux à Clermont-Ferrand. Je réorganise le travail de l’atelier ²après cuisson² pour optimiser l’ergonomie et la productivité. C’est un métier à la fois de terrain : recueil d’informations, observation des postes… mais aussi d’études pour mettre au point une nouvelle manière de travailler. Mes interlocuteurs sont les opérateurs, les personnes de la qualité, de la sécurité, les chefs d’équipe, chefs d’atelier. C’est un va-et-vient permanent avec les référents de tous ces domaines.
La communication est une clé essentielle de notre job. C’est le point de départ de toute action. Il faut convaincre les opérateurs des bienfaits des évolutions que nous proposons et faire comprendre à tous la nécessité de faire des gains de productivité. Nous sommes en contact permanent avec les agents sur le terrain et nous organisons de nombreux groupes de travail ensemble.
Ma formation ? Elle n’a rien à voir avec mon métier ! J’étais étudiante en STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives) et je donnais des cours de tennis. Quand on m’a dit que Michelin recrutait des organisateurs, j’ai de suite été intéressée car j’ai toujours aimé améliorer les choses, faire en sorte que ça marche mieux, que les personnes évoluent.
Lors des entretiens d’embauche, le recruteur s’est intéressé à mon profil et à mon potentiel, plus qu’à ma formation initiale et m’a donné ma chance.
J’ai alors suivi une formation spécifique au métier d’organisateur industriel : sept semaines de théorie, entrecoupées de sessions sur le terrain. Une fois en poste, j’ai été accompagnée par un moniteur qui, chaque mois, venait me conseiller dans la pratique de mon métier. Mon hiérarchique m’a également aidée au quotidien dans ma mission. Un an après mon embauche, je validais ma formation !
Mon intégration ? C’est vrai que le milieu industriel est majoritairement masculin mais cela ne m’a jamais posé de problèmes pour m’imposer, faire passer mes idées.